ACCOMPAGNEMENT AU PROJET PROFESSIONNEL : LA CREATION D’ENTREPRISE

Créer une entreprise n’est pas donné à tout le monde. Seulement aujourd’hui le certaines personnes se trouvent dans l’impossibilité de retrouver du travail, de changer de job au sein de l’entreprise de trouver une formation… La seule solution est de créer leur job. Le nouveau statut d’auto entrepreneur créé il y a quelques années a permis à nombre de salariés de se lancer dans l’entreprenariat.

A l’issue d’un bilan de compétences, le bénéficiaire peut décider de créer son entreprise. Un projet innovant, une opportunité, une envie de toujours… Et le bénéficiaire décide de se lancer dans l’aventure. Les consultants d’Aptitudes Conseil peuvent aider à la suite d’un bilan de compétences le bénéficiaire en l’accompagnant à la mise en place de son projet. Bien entendu la partie financière devra être visée par un expert-comptable mais en amont le projet peut être travaillé à deux avec un consultant. Le rôle du consultant en création entreprise, à cette étape, peut amener le candidat à réfléchir sur les points suivants :       Quel produit, quel service, quelles sont les cibles, quels sont les partenaires dont il dispose, quel soutien financier a-t-il etc. En bref l’étude de marché est fondamentale sans étude de marché aucun projet ne peut aboutir.

Etude de marché : trouver des réponses à des questions simples

L’objectif de l’étude de marché pour le créateur et de vérifier l’existence du marché appréhender son évolution. Le but est d’évaluer la place de l’entreprise sur le marché choisi et déterminer une véritable stratégie commerciale afin d’établir un chiffre d’affaires prévisionnel.

    1. Quoi 
  • Allez-vous produire, vendre, installer, réparer, livrer…?
  • Quels sont vos produit ou services principaux ?
  • Quels sont les produit ou services complémentaires ?
  • Quelles sont les caractéristiques du produit/service ?
  • Quel est l’éventail de la gamme de produit/service (nombre de produits proposés) ?
  • Quel est le niveau de qualité du produit/service (haute de gamme, moyenne gamme) ?
  • A quoi va-t-il servir ?
  • Allez-vous être sous-traitant d’une autre entreprise ?

 

    1. A qui ?
  • A qui le produit ou service sera utile ?
  • À quel type de personnes est-il destiné et pourquoi choisir ces personnes ?
  • Qui seront les prescripteurs ?
    1. Combien ?
  • En quelle quantité ?
  • Quel est le potentiel de clients ?
  • En termes de volume ?
  • Quelle prévision d’activité peut-on faire ?
  • Quels sont les quantités achetées par les clients ?
    1. Pourquoi ?
  • Quels sont les attentes des cibles à satisfaire ?
    1. Où ?
  • Où peut-on se procurer le produit ou service, par quels circuits de distribution ?
  • Sur quel marché, avec quelle localisation géographique, quelle est la zone de chalandise, quelle est la zone d’implantation ?
    1. A quel Prix ?
  • Quel niveau de prix sur le marché ?
  • Quel est le prix psychologique ?
    1. Comment vendre ?
  • De quelle façon est acheté le produit ou service ?
  • Sur quels critères ?
  • Avec quel processus et circuit d’achat ?
  • Avec quels circuits de financement ?
  • Quels sont les critères de décision d’achat et de choix d’un fournisseur ?
  • Y a-t-il à déclencher un nouveau comportement d’achat ?
  • Quelles seront les méthodes employées pour vendre ?
    1. Quand, à quel moment ?
  • Y a-t-il des moments propices pour vendre le produit ou service ? Quelle est sa saisonnalité ?
    1. Quels sont les concurrents ?
  • Où sont-ils, qui sont-ils (concurrence indirecte et directe)?
  • Quels sont leurs points forts et leurs points faibles ?
  • Comment sont-ils positionnés,  comment pourra-t-on s’en différencier ?
  • Quels sont les facteurs clés de succès sur le marché ?
    1. Dans quel environnement économique, socioculturel, démographique, politique, technologique, géographique… ?
  • Quelle est la conjoncture économique, l’évolution du marché ?
  • Quels sont les aspects démographiques, quel est le mode de comportement du consommateur, l’évolution des mœurs, des modes de vie, des systèmes de valeurs,…
  • Un Quels sont les innovations technologiques ?
  • Quel est le contexte politique, législatif, l’évolution des réglementations…
  • Quelle réflexion mener sur le lieu d’implantation, la zone géographique ?…

Le business plan

Le tout n’est pas d’avoir une bonne idée mais une idée réalisable. L’idée peut être folle, ubuesque, insensé… Si elle est validée par tous les indicateurs de l’étude de marché, du business plan, du statut juridique choisi par l’entrepreneur… Tout est possible. D’une autre façon, l’idée peut être très classique, un marché en plein essor, si rien n’a été validé auparavant, si l’entrepreneur se lance sans avoir au préalable calculé ses coûts et écrits les grandes lignes de sa stratégie… Il n’est pas sûr d’y arriver. Dans le business plan il y a deux parties : Le document de synthèse (de présentation) et le business plan financier appelé aussi compte de résultats prévisionnel.

Le business plan est un document écrit qui synthétise tous les aspects d’un projet d’entreprise et qui vise en particulier :

  • à détailler la stratégie qui préside à la conduite du projet,
  • à planifier tous les besoins en hommes et en matériel nécessaire à l’activité,
  • à évaluer les besoins financiers nécessaires au démarrage du projet
  • à annoncer clairement une estimation de la rentabilité du futur projet, de proposer une valorisation globale du projet ou de l’entreprise.

L’objectif implicite du business plan est d’accroître la visibilité du projet d’entreprise qu’il présente.

  1. Le document de présentation

L’objectif du document de présentation est d’apporter l’adhésion au projet du créateur d’entreprise, d’obtenir un financement, de défendre sa crédibilité. Il peut s’avérer être un outil de développement et de suivi de l’entreprise. Cet outil d’information permet de concrétiser et de rendre visible son projet. Cela va lui permettre d’évaluer, de représenter les perspectives financières, de rassembler les éléments commerciaux productifs et économiques, et d’établir des hypothèses fiables  et justifiables.

La forme du document de synthèse doit être lisible souvent sur une seule page en mode synthétique, il peut atteindre facilement une vingtaine de page.

Les informations principales qui doit figurer dans un document de synthèse sont les suivantes :

  1. la présentation de l’entreprise : principaux clients, services proposés, équipe, environnement technologique, philosophie de l’entreprise,
  2. le marché de la concurrence : implantation des concurrents, le développement prévu…
  3. les objectifs et la stratégie de l’entreprise : les orientations stratégiques, la politique de financement, la politique marketing,
  4. la planification des besoins : en recrutement, en investissement, en charge, en dividendes,
  5. les prévisions financières : du marché potentiel total, les prévisions de vente, le compte de résultats prévisionnel, le plan de financement prévisionnel, le bilan prévisionnel,
  6. pour parvenir à ce résultat que recherchent les futurs entrepreneurs ? : un partenariat de compétences, un partenariat financier …

 


  1. Le business plan financier

Le business plan financier doit être réfléchi en amont par le futur entrepreneur et validé par un expert-comptable. Les éléments qu’on doit retrouver dans le compte de résultats sont les suivants : les charges et les recettes.

Le dossier financier en terme plus globale doit lui comporter la constitution du chiffre d’affaires, les bilans prévisionnels sur trois exercices, un compte de résultat sur trois exercices, un tableau de financement, un plan de trésorerie prévisionnelle, un plan de financement, les budgets d’investissements, les budgets marketing. Il s’agit de présenter un budget équilibré et de démontrer l’intérêt financier du projet.

Choix du statut juridique (au 01/2010)

Les principales structures juridiques proposées par le droit des sociétés français sont les suivants : EI, EURL, SARL, SAS, SA.

  • Modalités de constitution

 

      1. EI, entreprise individuelle : l’entrepreneur est seul, pas de notion de capital social, pas de rédaction de statut
      2. EURL, entreprise unique à responsabilité limitée : il s’agit d’une SARL constituée d’un seul associé, les mêmes règles s’appliquent que pour une SARL, pas de capital minimum, apports en numéraire ou en nature ou en industrie, possibilité de ne libérer les apports en numéraire que pour un cinquième de leur montant lors de la constitution le solde a libéré dans les cinq ans, l’intervention d’un commissaire aux apports est nécessaire si l’apport en nature excède 50 % du montant total du capital ou s’il a une valeur unitaire> 7500 €.
      3. SARL, société à responsabilité limitée : au moins deux associés, maximum 100 associé personnes physiques ou moral, pas de capital minimum, apports en numéraire en nature ou en industrie, possibilité de ne libérer les apports numéraires que pour un cinquième de leur montant lors de la constitution le soldat libéré dans les cinq ans, intervention d’un commissaire aux apports est nécessaire si l’apport en nature excède 50 % du montant total du capital ou s’il a une valeur unitaire> 7500 €.
      4. SAS, société par actions simplifiées : une SAS est constitué d’une SASU ou plusieurs actionnaires, personnes physiques ou morales, pas de capital minimum, apports en numéraire, en nature ou en industrie, le capital apporté en numéraire doit être libéré de moitié, les fonds déposés en banque seront bloqués durant l’immatriculation de la société.
      5. SA, société anonyme : 7 actionnaires minimum, pas de maximum, personnes physiques ou morales. L’actionnaire n’est pas tenu d’avoir la capacité commerciale. Le capital social doit être de 37 000 € minimum, entièrement souscrit. Le capital composé d’apports en numéraire et/ou en nature. Intervention obligatoire la commissaire aux apports. Les apports en numéraire doivent être libéré de la moitié au moins de la valeur nominale ; l’autre moitié dans un délai de cinq ans.
  • Statut social de l’entrepreneur

Choisir le statut de l’entreprise n’est pas aisé. Il faut se poser la question de savoir en créant mon entreprise quels sont les risques et envers qui ? Ma famille ? mes partenaires financiers ? ma banque ? moi ? Autant de questions auxquelles il faut pouvoir répondre et adapter son statut. Protéger ses proches n’est pas une contrainte mais une nécessité. Le futur chef d’entreprise doit se faire conseiller par un notaire ou éventuellement un avocat quant au choix du statut juridique de l’entreprise. A titre d’exemple : choisir une SARL ou EURL permet de limiter les pertes au capital investi dans l’entreprise seulement si la structure a souscrit un emprunt bancaire et que le gérant est soumis à un régime matrimonial de communauté des biens, l’épouse ou l’époux devra alors rembourser l’emprunt souscrit.